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Musique classique et opéra par Classissima

Claudio Abbado

mercredi 22 février 2017


Resmusica.com

7 février

Héroïnes combatives avec Elīna Garanča

Resmusica.comPietro Mascagni (1863-1945) : « Voi lo sapete » extrait de Cavalleria rusticana ; Francesco Cilea (1866-1950) : « A cerba voluttà, dolce tortura … O vagabonda stella d’oriente » et « Ecco, respiro appena … Io son l’umile ancella » extraits de Adriana Lecouvreur ; Hector Berlioz (1803-1869) : « Ah ! Ah ! Je vais mourir … Adieu, fière cité » extrait des Troyens ; Giuseppe Verdi (1813-1901) : « Nel giardin del belle » extrait de Don Carlo ; « Rataplan, rataplan, rataplan » extrait de La forza del destino ; Camille Saint-Saëns (1835-1921) : « Samson, recherchant ma présence … Amour, viens aider ma faiblesse » extrait de Samson et Dalila ; « Reine ! je serai reine ! » extrait de Henry VIII ; Modeste Moussorgsky (1839-1881) : « Skučno Marine … Kak tomitel’no i vyalo » extrait de Boris Godounov ; Jules Massenet (1842-1912) : « Venge-moi d’une suprême offense … Ne me refuse pas » extrait de Hérodiade ; « Va ! laisse couler mes larmes » extrait de Werther ; Ambroise Thomas (1811-1896) : « Connais-tu le pays » extrait de Mignon ; Amilcare Ponchielli (1834-1886) : « Ho il cuor gonfio di lagrime … Stella del marinar » extrait de La Gioconda ; Ruggero Leoncavallo (1857-1919) : « È destin, debbo andarmene … Marcello mio » extrait de La Bohème. Avec : Elīna Garanča, mezzo-soprano. Cor de la Generalitat Valenciana (chef de chœur : Francesc Perales). Orquestra de la Comunitat Valenciana, direction : Roberto Abbado. 1 CD Deutsche Grammophon. Notice de présentation trilingue (anglais, allemand et français). Durée : 61’07.

MusicaBohemica

4 février

Dvořák en Méditerranée : quand Marseille découvrait la 9e Symphonie

Quand j'ai réalisé des recherches intensives pour mon analyse sur Dvořák et la France, il y a un peu plus de dix ans, j'avais pour objectif de revenir aux sources même des informations sur le grand compositeur. Je ne voulais pas me contenter de reproduire, hélas, ce procédé si commode et si fréquent dans la musicologie, celui de recopier servilement en les parant de nouveaux artifices de langage des études déjà réalisées qui, bien souvent, se contentaient de paraphraser d'autres études. La collecte fut difficile, mais salutaire. Je fus peut-être - restons prudent - le redécouvreur de cette médaille d'or que la Ville de Paris remit très officiellement au compositeur tchèque, en avril 1904. L'objet dormait dans les archives du musée dédié au compositeur, à Prague, et c'est avec une réelle émotion que sa directrice me le présenta, car nul ne savait plus son histoire. J'explorai les premières interprétations de la musique de Dvořák dans notre pays, qui précédèrent bien souvent leur exportation au Royaume-uni, à l'encontre de tout ce qui avait pu être écrit et recopié sans recul. J'allai à l'Institut de France photographier les décisions de l'Académie des Beaux-Arts qui envisageaient, sur proposition de Camille Saint-Saëns, de désigner Dvořák comme correspondant étranger, et à l'Opéra Garnier exhumer cet autographe du Diable et Catherine (Čert a Káča) dûment envoyé par le compositeur à l'archiviste Charles Malherbe. Tout cela, et bien autre chose, a fait l'objet d'une publication dans un livre, Antonín Dvořák, un musicien par-delà les frontières, toujours disponible aujourd'hui. Mais j'échouai à identifier une information importante. Oskar Nedbal, devais-je écrire comme d'autres avant moi, fut le premier à diriger la Symphonie du Nouveau Monde en France, au cours de l'Exposition universelle de 1900 à Paris. C'est faux. Le matériel aujourd'hui disponible en ligne nous apprend que cette même symphonie avait été jouée fin 1899 dans la ville de Marseille. La première française de cette immense page a donc eu lieu en province, et nous ne pouvons que regretter que le chef visionnaire qui l'introduisit chez nous soit tombé dans un oubli complet. Car qui donc se souvient encore de Caliste Borelli ? Marseille vers 1900 et  Antonín Dvořák (médaillon) Caliste Borelli, premier défenseur du Nouveau Monde en FranceLes repères biographiques sur Caliste Borelli (1832-1901) sont rares. On lit dans des coupures de presse clairsemées que cet Italien de naissance, maître de chapelle du roi d'Italie, est premier alto dans l'orchestre du Théâtre des Italiens à Paris (institution disparue en 1878). Il suit les cours de composition d'Adolphe Adam au Conservatoire impérial de musique et obtient un premier prix d'harmonie en 1853. La Gazette musicale de Paris nous apprend que sa Symphonie, exécutée sous sa direction à Turin en 1860, obtient un "éclatant succès".  En 1863, un concert parisien est entièrement consacré à ses oeuvres :Le 22 avril dernier, à la stalle Herz, rue de la Victoire (nom de bon augure!), M. Caliste Borelli, maître de chapelle honoraire du roi d'Italie, a donné, pour la première fois en public, avec le concours de l'excellent orchestre du Théâtre Impérial Italien, et que dirigeait l'habile bénéficiaire, une brillante soirée musicale, exclusivement consacrée à l’exhibition d'œuvres inédites de ce jeune compositeur. Le succès a pleinement couronné l’entreprise. De nombreux et sincères applaudissements ont été la juste récompense de ce début, aussi méritoire que hardi. Dans le riche trésor du jeune artiste, nous citerons en particulier la symphonie en sol mineur et l'ouverture en ré. (REVUE SPIRITUALISTE, ANNÉE 1863. — 1re LIVRAISON) Sa Messe est donnée "avec un vif succès" à l'occasion de son mariage avec Camille Delahaye, "excellente et trop rare soubrette de l'Odéon", comme le note l'Europe Artiste du 3 janvier 1864. Borelli envisage de concourir pour le Prix de Rome, mais il n'est pas naturalisé français et doit renoncer à ce projet.  Il embrasse une carrière de chef qui le mène, dit la presse, dans diverses villes d'eau du territoire. L'on trouve des témoignages de son activité à Nice (1882), Trouville (1884) et Saint-Etienne (1897). Il se fixe à Marseille en 1897. Son arrivée est remarquée : il dirige par coeur un récital entier, où figurent l'ouverture d'Euryanthe (von Weber), la Symphonie en ut mineur de Beethoven et l'introduction du 3e acte de Lohengrin de Wagner. Cette exécution "pleine de vigueur et d'entrain" suscite "la louange du public" qui, s'émerveille la Revue musicale Sainte-Cécile, s'est même abstenu de partir avant la fin du concert, soulignant par défaut une pratique qui semblait courante. C'est en novembre 1899 que, dans cette même ville, a lieu ce qui reste à ce jour la plus ancienne exécution de la 9e Symphonie de Dvořák en France : Nous avons eu une oeuvre, nouvelle pour nous, Au nouveau Monde (sic), de Dvořák, dont on ne connaît que peu la musique, si ce n'est que pour en avoir entendu quelques fragments de ses diverses symphonies "tchèques". Cette oeuvre dont l'instrumentation offre beaucoup d'intérêt, et dont les pensées sont clairement développées, a paru favorablement impressionner le public, qui en a principalement applaudi le Largo et le Final. (La Vedette du 25/11/1899) Le succès est tel qu'une deuxième audition est programmée. On lit dans la Revue musicale Sainte-Cécile du 5 janvier 1900 :L'orchestre a fait entendre une deuxième fois la symphonie Au Nouveau Monde (sic), de Dvořák, que l'on a écoutée avec l'intérêt qu'elle commande.Cette même saison, Borelli fait applaudir une Danse slave sous sa direction. L'année suivante, en avril 1901, la presse salue la disparition à Paris d'un artiste de 68 ans "aussi modeste et intelligent que distingué", un "galant homme et un excellent artiste". Mais comment ce chef discret et estimé en vint à être un précurseur ? La faiblesse du matériel d'époque ne permet pas d'étayer solidement des hypothèses. L'on remarque cependant que Borelli a été un temps "sous-chef d'orchestre des Concerts Lamoureux" avant de se rendre à Marseille. Or c'est précisément cet orchestre de la capitale, sous la conduite de son fondateur Charles Lamoureux, qui fit découvrir aux Parisiens quelques-unes des partitions de Dvořák (au moins une Danse slave, la Romance en fa mineur, la 2e Rhapsodie slave, la Sérénade pour cordes, les Concertos pour violon et violoncelle). Tous ces récitals, donnés avant l'installation de Borelli à Marseille, ont peut-être retenu l'attention du chef italien sur un compositeur de grande valeur et toujours méconnu. On peut aussi évoquer une hypothétique "filière italienne". Leandro Campanari donne la première italienne du Nouveau Monde à la Scala de Milan en novembre 1897. A la demande du public, une seconde audition est aussitôt programmée. Il est possible que Caliste Borelli, attentif aux actualités musicales de son pays natal, se soit ainsi intéressé à la dernière symphonie de Dvořák. Il est intéressant de noter que l'histoire musicale devait bientôt inscrire les chefs d'orchestre italiens parmi les plus grands défenseurs de cette symphonie : que l'on se souvienne d'Arturo Toscanini, Victor de Sabata, Carlo Maria Giulini, Ricardo Muti, Claudio Abbado, Riccardo Chailly parmi tant d'autres. Ce n'est peut-être pas un hasard si, pour le tout premier enregistrement de l'orchestre Philharmonia, c'est à un Italien, Alceo Galliera, que Walter Legge demande de diriger le Nouveau Monde. La terrible disparition prématurée de Guido Cantelli nous prive à jamais de la vision de ce chef exceptionnel. Dvořák en MéditerranéeNous avons déjà évoqué sur ce site les extraordinaires concerts du baron Von Derwies (ou Dervies) et nous venons de parler de Marseille. Mais Monte-Carlo est aussi de la partie : le chef Léon Jehin dirige régulièrement la musique de Dvořák. Les Danses slaves sont programmées au fil de différentes saisons à partir de 1896, mais c'est surtout l'ouverture Othello, donnée en 1898, qui retient l'attention. Heureux auditeurs de Monte-Carlo qui découvrent une oeuvre inconnue dans la France voisine ! Léon Jehin dirige le Nocturne op. 40, dans sa version pour ensemble de cordes, en 1900 et 1913. Quant à la Symphonie n. 9, elle retentit en 1903. Notons que Monaco accueille aussi le Quatuor Tchèque en 1898 et a l'occasion d'entendre deux Valses de Dvořák. Un regard rétrospectif siècle montre que plusieurs pages de Dvořák ont été données en première audition nationale (monégasque ou française) sur la Côte d'Azur. En voici une liste, sans doute non exhaustive, et qu'il faut lire dans un contexte où la musique du compositeur tchèque était rarement jouée dans la France entière : 1879 Danses slaves (Nice, concerts Derwies)1879 Duos moraves (Nice, concerts Derwies)1879 Sérénade en mi majeur pour cordes op. 22 (Nice, concerts Derwies)1879 Nocturne op. 40, en première audition mondiale (Nice, concerts Derwies)1879 Rhapsodie slave op. 45 n° 2 (Nice, concerts Derwies)1879 Rhapsodie slave op. 45 n° 3 (Nice, concerts Derwies)1898 ouverture Othello (Monte-Carlo, Léon Jehin)1899 Symphonie du Nouveau Monde (Marseille, Borelli) et il convient d'ajouter, même si la date est hélas bien tardive : 1982 Rusalka (Marseille, János Fürst) Pourquoi une telle floraison ? L'influence étrangère est essentielle : aucun des chefs d'orchestre ayant dirigé ces premières n'était français. Les musiciens des concerts Derwies venaient de Bohême ou d'Allemagne, Léon Jehin est belge, Caliste Borelli italien, János Fürst hongrois. Les interprètes étrangers du XIXe siècle, sur la Côte d'Azur, échappaient au contexte parisien qui imposait un regard méfiant sur les nouveautés musicales venues d'obscures contrées. C'est, on le rappelle, l'époque de la reconquête nationale encouragée par la Société Nationale de Musique fondée au lendemain de la défaite de 1871. L'état d'esprit patriotique qui contaminait le jugement artistique n'avait vraisemblablement pas la même vigueur dans la lointaine province. Il suffit de comparer les commentaires des critiques méridionaux à l'encontre de Dvořák avec les avis souvent cruels et méprisants de leurs confrères parisiens. Seule l'exécution d'Othello à Monte-Carlo fait-elle soulever quelques réserves ; ailleurs, ce ne sont que louanges et manifestations d’enthousiasme. Il fallait sans aucun doute une certaine distance - au propre comme au figuré - avec l'esprit des élites parisiennes pour mesurer toute la beauté d'une telle musique. Alain Chotil-Fani, 4 février 2017 Liens internet (consultés le 4 février 2017)Caliste Borelli1860 Revue et gazette musicale de Paris (symphonie) https://archive.org/stream/revueetgazettemu1860pari/revueetgazettemu1860pari_djvu.txt 1863 Revue spiritualiste 1863 (récital à Paris) https://archive.org/stream/revuespirituali01pigoog/revuespirituali01pigoog_djvu.txt 1864 L'orchestre (Mariage) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k120264v/f122.item.r 1882 La Renaissance musicale (Nice) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k69701n/f57.item.r 1884 l'Europe Artiste (Trouville) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1196273/f122.item.r 1897 Revue musicale Sainte-Cécile (Saint Etienne) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54902857/f7.item.r 1897 Revue musicale Sainte-Cécile (Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5490902c/f3.item.r 1898 Revue musicale Sainte-Cécile (Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5490914k/f3.item.r 1898 Le Ménestrel (Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5782588k/f8.item.r 25/11/1899 La Vedette (1e audition française de la Symphonie du Nouveau Monde, Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5673728s/f14.item.r 9/12/1899 La Vedette (1e audition française de la Symphonie du Nouveau Monde, Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56737474/f14.item.r 15/12/1899 Revue musicale Sainte-Cécile (1e audition française de la Symphonie du Nouveau Monde, Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54909595/f4.item.r 05/01/1900 La Vedette (2e audition française de la Symphonie du Nouveau Monde) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5490960t/f5.item.r 05/01/1900  Revue musicale Sainte-Cécile (2e audition française de la Symphonie du Nouveau Monde) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5490960t/f5.item.r= 10/02/1900 La Vedette (Danse slave, Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685051h/f19.item 18/02/1900 Le Monde artiste (Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5747387x/f10.item.r 02/03/1900 Revue musicale Sainte-Cécile (Danse slave, Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5490967q/f4.item.r 23/09/1901 La Vedette (Danse slave, Marseille) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56733396/f12.item.r 14/04/1901 Le Monde artiste (nécrologie) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5539363c/f15.image.r On trouve chez Gallica des transcriptions d'opéra ou musique de salon dédiées au piano : Leggiadra : mazurka : [pour piano] : op. 48 / C. Borelli ; [ill. par] Ch. Loret - 1887 Mireille : fantaisie [pour] piano / C. Borelli ; [d'après l'] opéra de Ch. Gounod - 1887 Roméo et Juliette : fantaisie pour piano / par Borelli ; [d'après l'] opéra en cinq actes, Charles Gounod - 1887 Marguerite : polka brillante : pour piano / composée par C. Borelli - 1873 En route : marche-polka : pour piano / par C. Borelli ; [ill. par] Ch. Loret - 1887  Ces partitions sont disponibles à l'adresse http://gallica.bnf.fr/services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&query=%28gallica%20all%20%22caliste%20borelli%22%29%20and%20dc.creator%20all%20%22borelli%20%2C%20calixte%20%20dalmas%20.%20compositeur%20%281832-1901%29%22&rk=107296;4 Amazon (!) nous présente également une série de partitions : Serenade. [Violin and P.F.] (Morley and Co. Morley's Melodious Gems, etc. No. 5. [1887, etc.])1887Jubilee March - Cello e Basso ad lib. - Op. 54. [One, two or three Violins and P.F. & P.F. solo.]18903 Divertissements pour deux violons avec accompagnement de piano - et violoncelle ad lib. - Op. 53. 1. Pastorale. 2. Tempo di…1890Canzonetta. [Violin and P.F.] (Morley and Co. Morley's Melodious Gems, etc. No. 10. [1887, etc.])1893Camilla. Valse. [P.F.]1892Au Moulin. Scherzo pour violon avec accompagnement de piano. Op. 571890Air de Ballet pour trois Violons avec accompagnement de piano - cello e basso ad lib. - Op. 581890 Voir l'adresse https://www.amazon.es/Libros-idiomas-extranjeros-Calisto-Borelli/s?ie=UTF8&page=1&rh=n%3A599367031%2Cp_27%3ACalisto%20BorelliLeandro CampanariLe créateur en Italie de la Symphonie du Nouveau Monde possède une notice intéressante (en langue italienne) ici : http://www.treccani.it/enciclopedia/leandro-campanari_(Dizionario-Biografico)/ Léon Jehin05/03/1896 Le Temps (Danses slaves, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k234786d/f3.item.r 06/03/1896 La Lanterne (Danses slaves, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75103087/f3.item.r 16/04/1897 La Justice (Danses slaves, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k824457t/f3.item.r 27/11/1898 Gil Blas (ouverture Othello, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7531406m/f4.item.r 28/11/1898 Le Petit Parisien (ouverture Othello, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k518738p/f4.item.r 02/12/1898 NuméroRevue musicale Sainte-Cécile (ouverture Othello, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54909276/f5.item.r 26/11/1900 Gil Blas (Nocturne, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7535949b/f4.item.r 26/11/1900 Le Radical (Nocturne, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7612240z/f3.item.r 28/11/1900 Le Rappel (Nocturne, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75454227/f3.item.r 18/03/1903 L'Intransigeant (oeuvre non spécifiée, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7829949/f3.item.r 10/10/1903 Angers-artiste (statistiques saison 1901-1902 à Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5650882f/f9.item.r 29/12/1903 Le Journal (Symphonie du Nouveau Monde, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k76282403/f6.item.r 06/02/1910 Comoedia (Nocturne, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k76461480/f1.item.r 28/12/1913 Les Annales politiques et littéraires (oeuvre non spécifiée, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5805213s/f10.item.r 12/05/1914 Figaro (oeuvre non spécifiée, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k290313z/f5.item.r 13/05/1914 Le Matin  (oeuvre non spécifiée, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k570885t/f5.item.r 13/05/1914 Le Radical (oeuvre non spécifiée, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7603440p/f4.item.r Le Quatuor Tchèque à Monte-Carlo20/03/1898 Le Journal (Quatuor tchèque, Valses, Monte-Carlo) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7618224q/f3.item.r




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3 février

Héroïnes combatives avec Elīna Garanča

Pietro Mascagni (1863-1945) : « Voi lo sapete » extrait de Cavalleria rusticana ; Francesco Cilea (1866-1950) : « A cerba voluttà, dolce tortura … O vagabonda stella d’oriente » et « Ecco, respiro appena … Io son l’umile ancella » extraits de Adriana Lecouvreur ; Hector Berlioz (1803-1869) : « Ah ! Ah ! Je vais mourir … Adieu, fière cité » extrait des Troyens ; Giuseppe Verdi (1813-1901) : « Nel giardin del belle » extrait de Don Carlo ; « Rataplan, rataplan, rataplan » extrait de La forza del destino ; Camille Saint-Saëns (1835-1921) : « Samson, recherchant ma présence … Amour, viens aider ma faiblesse » extrait de Samson et Dalila ; « Reine ! je serai reine ! » extrait de Henry VIII ; Modeste Moussorgsky (1839-1881) : « Skučno Marine … Kak tomitel’no i vyalo » extrait de Boris Godounov ; Jules Massenet (1842-1912) : « Venge-moi d’une suprême offense … Ne me refuse pas » extrait de Hérodiade ; « Va ! laisse couler mes larmes » extrait de Werther ; Ambroise Thomas (1811-1896) : « Connais-tu le pays » extrait de Mignon ; Amilcare Ponchielli (1834-1886) : « Ho il cuor gonfio di lagrime … Stella del marinar » extrait de La Gioconda ; Ruggero Leoncavallo (1857-1919) : « È destin, debbo andarmene … Marcello mio » extrait de La Bohème. Avec : Elīna Garanča, mezzo-soprano. Cor de la Generalitat Valenciana (chef de chœur : Francesc Perales). Orquestra de la Comunitat Valenciana, direction : Roberto Abbado. 1 CD Deutsche Grammophon. Code-barre : 028947 959373. Notice de présentation trilingue (anglais, allemand et français). Durée : 61’07’’.

Carnets sur sol

7 janvier

Opéra de Paris 2018 : les dates et distributions complètes

En complément de la fuite précédente , un aimable lecteur (M. Marcel Québire ) a livré, il y a déjà quelques semaines, les distributions complètes de la saison à venir sous la notule correspondante. Pour ceux qui auraient manqué le commentaire, je le recopie avec quelques ajouts ou précisions (et quelques diacritiques…). Entre parenthèses figure le nombre de représentations prévues. Je précise que, contrairement à la fois précédente où, recueillant une astuce de gens bien informés et allant moi-même récupérer chez l'Opéra de Paris les titres (a priori une source très fiable, à un mois de l'annonce de la programmation !), je n'ai aucune notion de la source cette fois, ni de la fiabilité des données. Néanmoins, comme à la lecture les distributions paraissent très crédibles (ce n'est pas une collection de célébrités ou de gens qui ne viennent pas à Paris d'ordinaire, on y trouve beaucoup d'interprètes valeureux mais pas assez célèbres pour qu'un fan les mette dans un petit rôle de telle œuvre, les « rangs » respectifs des différents chanteurs sont cohérents, etc.), je la laisse pour votre information – et, dans le pire des cas, pour accompagner votre rêverie. Ils figurent, contrairement à la fois dernière, par ordre de représentation. Lehár – La Veuve joyeuse (15) ► Bastille du 9/09 au 21/10 ► Jorge Lavelli – Jakub Hrusa (Hrůša) / Marius Stieghorst ► Véronique Gens / Thomas Hampson / José van Dam → Malgré le titre, probablement en allemand comme les autres années ? Mozart – Così fan tutte (14) ►Garnier du 12/09 au 21/10 ► A-T de Keersmaeker – Philippe Jordan / Marius Stieghorst ► Jacquelyn Wagner / Ida Falk Winland – Michèle Losier / Stéphanie Lauricella – Philippe Sly / Edwin Crossley-Mercer – Frédéric Antoun / Cyrille Dubois – Ginger Costa-Jackson / Maria Celeng – Paulo Szot / Simone Del Savio → Il s'agit de l'exacte double distribution jouée en ce moment (janvier-février 2017), donc pour une reprise au mois de septembre, on peut être assez certain que la distribution ne sera pas celle-là ! (Ce qui repose la question de la source et de l'exactitude.) Debussy – Pelléas et Mélisande (5) ► Bastille du 19/09 au 6/10 ► Robert Wilson – Philippe Jordan ► Etienne Dupuis - Elena Tsallagova - Luca Pisaroni - Franz-Josef Selig Verdi – Don Carlos (11) ► Bastille du 10/10 au 11/11 ► Krzysztof Warlikowski – Philippe Jordan ► Jonas Kaufmann - Ludovic Tézier - Elina Garanca (Elīna Garanča) - Sonya Yoncheva - Ildar Abdrazakov → Les bruits de couloir parlent d'une alternance entre la version française et la version italienne (avec prise de rôle éventuelle de Jonas Kaufmann dans la version française, mais il y a manifestement débat). J'avais lu que Brian Hymel devait chanter en alternance – une double distribution paraît en effet assez logique. Je n'ai pas d'informations en revanche sur les éditions (voir ici celles qui existent de 1867 après coupures (comme chez Pappano) utilisées : version française, version française archi-intégrale avec tout ce qui a été écrit en 1866-7 (comme Matheson, ou Abbado-DGG avec annexes), version italienne en quatre actes (Milan) comme jusqu'ici à Paris, en cinq actes (Modène), en cinq actes avec ajouts de la version française (Londres +) ? Verdi – Falstaff (7) ► Bastille du 26/10 au 16/11 ► Dominique Pitoiset – Fabio Luisi ► Bryn Terfel - Franco Vassalo - Francesco Demuro - Aleksandra Kurzak - Varduhi Abrahamyan Mozart – La Clemenza di Tito (15) ► Garnier du 15/11 au 25/12 ► Willy Decker – Dan Ettinger ► Ramon Vargas (Ramón) / Michael Spyres – Amanda Majeski / Aleksandra Kurzak – Stéphanie d’Oustrac / Marianne Crebassa Janáček – De la Maison des morts (6) ► Bastille du 18/11 au 2/12 ► Patrice Chéreau – Esa-Pekka Salonen ► Andreas Conrad – Peter Mattei – Stefan Margita - Willard White → Le plus sinistre des Janáček, mais servi par de très grands interprètes, d'ailleurs plutôt des voix lumineuses (alors que l'esthétique majoritaire de Bastille, volume oblige, sont plus souvent épaisses, saturées, rauques ou grumeleuses)… Puccini – La Bohème (12) ► Bastille du 1/12 au 31/12 ► Claus Guth – Gustavo Dudamel / Manuel Lopez- Gomez ► Sonya Yontcheva / Nicole Car – Atalla Ayan / Benjamin Bernheim – Artur Rucinski (Ruciński) – Arturo Tagliavini – Aida Garifullina → Garifullina a certes déjà chanté Musetta, mais je me serais figuré que considérant sa notoriété et les rôles pas tous légers qu'elle aborde désormais, elle serait distribuée en Mimí. À voir. Haendel – Jephtha (8) ► Garnier du 13/01 au 30/01 ► Claus Guth – William Christie (Les Arts Florissants) ► Ian Bostridge – Marie-Nicole Lemieux – Philippe Sly – Katherine Watson – Tim Mead → Manifestement le même principe que pour Eliogabalo de spécialistes pas trop spécialistes ; cette fois néanmoins, les chanteurs, célèbres pour autre chose, sont réellement familiers de ce répertoire, et performants. (En revanche, Christie en Haendel, ça fait certes remplir, sans être forcément le meilleur service à lui rendre.) Verdi – Un Ballo in maschera (9) ► Bastille du 16/01 au 10/02 ► Gilbert Deflo – Bertrand de Billy ► Anja Harteros / Sondra Radvanovsky – Marcello Alvarez (Álvarez) / Piero Pretti – Luciana D’Intino – Simone Piazzola – Nina Minasyan Saariaho – Only the sound remains (6) ► Garnier du 23/01 au 07/02 ► Peter Sellars- Ernest Martinez-Izquierdo ► Philippe Jaroussky – Davone Tines (Davóne Tines ) Rossini – Il Barbiere di Siviglia (9) ► Bastille du 24/01 au 16/02 ► Damiano Michieletto – Riccardo Frizza ► René Barbera / Levy Sekgapane – Olga Kulchynska – Massimo Cavalletti / Florian Sempey – Simone Del Savio – Nicolas Testé Verdi – La Traviata (8) ► Bastille du 02/02 au 28/02 ► Benoît Jacquot – Dan Ettinger ► Anna Netrebko / Marina Rebeka – Rame Lahaj (Ramë Lahaj) / Charles Castronovo – Vitaly Bilyy / Placido Domingo (Plácido Domingo) – Virginie Verrez Bartók – Le Château de Barbe-Bleue / Poulenc – La Voix humaine (7) ► Garnier du 17/03 au 11/04 ► Krzysztof Warlikowski – Ingo Metzmacher ► John Relyea – Ekaterina Gubanova – Barbara Hannigan Berlioz – Benvenuto Cellini (9) ► Bastille du 20/03 au 14/04 ► Terry Gilliam – Philippe Jordan ► John Osborn – Pretty Yende – Maurizio Muraro – Audun Iversen – Marco Spotti Wagner – Parsifal (8) ► Bastille du 27/04 au 23/05 ► Richard Jones – Philippe Jordan ► Andreas Schager – Peter Mattei – Anja Kampe – Evgeny Nikitin – Günther Groissböck – Jan-Hendrik Rootering → Je doute qu'on puisse trouver mieux actuellement pour programmer un Parsifal. Ravel – L’Heure espagnole / Puccini – Gianni Schicchi (10) ► Bastille du 17/05 au 17/06 ► Laurent Pelly – Maxime Pascal ► Clémentine Margaine / Michèle Losier – Stanislas de Barbeyrac – Philippe Talbot – Alessio Arduini / Thomas Dolié – Nicolas Courjal / Nicola Alaimo – Vittorio Grigolo – Elsa Dreisig – Rebecca de Pont Davies – Philippe Talbot – Emmanuelle de Negri Moussorgski – Boris Godounov (12) ► Bastille du 07/06 au 12/07 ► Ivo Van Hove – Vladimir Jurowski / Damian Iorio ► Ildar Abdrazakov – Ain Anger – Evgeny Nikitin Donizetti – Don Pasquale (12) ► Garnier du 09/06 au 12/07 ► Damiano Michieletto – Evelino Pido (Pidò) ► Lawrence Brownlee – Nadine Sierra – Michele Pertusi – Florian Sempey Verdi – Il Trovatore (14) ► Bastille du 20/06 au 14/07 ► Alex Ollé – Maurizio Benini ► Sondra Radvanovsky / Elena Stikhina – Marcelo Alvarez (Álvarez) / Robert Alagna / Yusif Eyvazov – Zelko Lucic (Željko Lučić) / Gabriele Viviani – Anita Rachvelishvili / Ekaterina Semenchuk J'ai maugréé la dernière fois contre le peu d'ambition d'une programmation qui ne fait que reprendre les scies du répertoire, exactement ce qui fait dire que l'opéra est un genre mort – quasiment rien de récent, et rien en redécouverte patrimoniale (de France ou d'ailleurs, je ne fais pas le difficile). Considérant que, dans le milieu de la musique classique, on considère comme impossible de modifier la partition… alors effectivement, rien ne change, on ne joue que la même centaine d'œuvres, sans aucune surprise, et il ne reste plus qu'à se repaître de sa propre mauvaise humeur en écoutant de meilleurs chanteurs du passé et en pleurant sur l'Âge d'or à jamais révolu. Je le respecte complètement dans les théâtres qui sont surtout une fenêtre dépaysante : dans les pays, même proches, qui n'ont pas de tradition lyrique propre, comme le Maroc ou la Turquie, en effet on ne joue que La Traviata et la Flûte Enchantée… et c'est légitime, il s'agit d'entr'apercevoir ce qu'est l'essence d'un genre exotique. En revanche, dans une des maisons spécialistes les plus subventionnées au monde, je trouve peu stimulant de ne pas oser, même à la marge, quelques chemins de traverse, qu'on peut amplement se permettre avec son matelas financier. Cette audace, ce sont d'autres maisons plus petites, et pas qu'à Paris (Toulouse, Marseille, Tours, Strasbourg, Metz…) qui la manifestent… et sans être conduites à la ruine, manifestement. En revanche, il faut bien admettre que pour cette saison, les distributions sont somptueuses : ♣ les titulaires internationaux les plus prestigieux de ces rôles – Harteros, Radvanovsky, Netrebko, Rebeka, Kampe, d'Oustrac, Garanča, D'Intino, Semenchuk, Brownlee, Bostridge, Osborn, Álvarez, Castronovo, Kaufmann, Schager, Mattei, Tézier, Lučić, Nikitin, Terfel, Abdrazakov, Courjal, Groissböck, Anger… ♣ des essais très attendus – Yoncheva en Élisabeth, Gens en Glawari, Dupuis en Pelléas & Pisaroni en Golaud… ♣ ou des gens qui ne sont pas starisés mais qui font une grande carrière très méritée – Minasyan, Kulchynska, Car, Stikhina, Crebassa, Barbera, Talbot, Spyres, Conrad, Barbeyrac, Bernheim, Margita, Lahaj, Del Savio, Sly, Piazzola, Ruciński, Vassalo, Tines, Spotti… Et le choix des metteurs en scène est assez adroit : des gens qui vont dans le sens du renouvellement scénique, sans être trop radicaux ou eurotrashisants. L'Opéra de Paris devient l'Opéra de Vienne, en somme : du répertoire pour touristes ou public ronronnant, mais toujours parfaitement chanté. On s'en consolera d'autant mieux, lorsqu'on y mettra les pieds, qu'il y aura mille autre choses à voir simultanément à quelques centaines de mètres à peine. Ce n'est pas pour rien que Dieu a créé l'agenda de Carnets sur sol.



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25 décembre

Concert du Nouvel An à Vienne 2017

Radio, France Musique, Concert du Nouvel à Vienne, dimanche 1er janvier 2017, 11h. Direct… C’est depuis des décennies “Le” rendez-vous planétaire immanquable pour fêter le passage à l’an neuf et donc le premier jour 2017. CONCERT MAGIQUE POUR TEMPS DE CRISE… Les années se suivant, le pire nous est promis car le déni collectif en matière de désastres économiques, humanitaires, écologiques, climatiques est aussi tenace et croissant que les menaces se multiplient, partout, sur tous les fronts, en particulier depuis 3 ans. Sans omettre le péril terroriste qui malgré la berceuse lénifiante des politiques, a réussi à saper peu à peu le socle républicain des démocraties européennes (pas moins de 13 menaces auraient été défaites grâce à l’état d’urgence en France, rien qu’en 2017)… Où va le monde ? Où va la société humaine ? Questions vaines en réalité, car la question la plus juste demeure à présent : quand la civilisation et l’humanité vont-elles périr sous l’activité des monstruosités que nous avons nous mêmes produit ? Il faudra que le mouvement populaire soit fort et puissant, unanime même… pour faire bouger les lignes, d’autant que le temps nous est compté. Voilà la face sombre et pourtant réaliste de l’avenir. PAUSE VIENNOISE… Pour rompre le fil de l’inquiétude, ne serait-ce qu’un instant, passons-le à Vienne, ce 1er janvier 2017, en direct du Musikverein : la sainte et divine musique, celle majoritairement des Johann Strauss père et fils, servie par leurs meilleurs ambassadeurs, – les instrumentistes du Wiener Philharmoniker, pourra nous écarter de toute dépression : insouciance, ivresse, légèreté (et coupes de champagne évidemment), mais finesse et subtilité… tout est élaboré depuis les Valses viennoises et les opérettes des compositeurs précités, pour nous divertir. Divertir mais pas nous tromper. Un temps de célébration pour mieux mesurer à présent les gestes à réaliser pour sauver notre monde, en perdition. A chacun de faire sa part. Pour l’heure qui va suivre, le raffinement et l’excellence d’un collectif orchestral prestigieux enchantent les sens. Dans la beauté et la tradition : les contrebasses sont ici et nul par ailleurs, disposées tout au fond de l’orchestre, – alignées, les unes à côté des autres, comme si elles formaient un mur de basses, véritable assise et socle moteur de l’orchestre. Ailleurs, les instruments à cordes les plus graves forment un nucleus latérale, en général à droite du chef. Cette année, c’est le maestro latino à la mode, Gustavo Dudamel (né le 26 janvier 1981) enfant du Sistema au Venezuela (pays qui va si mal actuellement sur le plan économique et social) qui dirige la flamboyante phalange viennoise. Gustavo Dudamel est actuellement directeur artistique de l’Orchestre philharmonique de Los Angeles et directeur musical de l’Orchestre Symphonique Simón Bolívar du Venezuela. Il aura mené sa carrière avec une frénésie saluée dès ses débuts. Ce feu et cette passion immédiate et franche sauront-ils éblouir lors du Concert du Nouvel An à Vienne, ce dimanche 1er janvier 2017, en direct sur France Musique et en simultané sur France 2, à partir de 11h ? Adulé, reconnu pour son énergie et sa verve (à partir des années 2009 / 2010), – mais quand il dirigeait alors les orchestres Simon Bolivar du dit Sistema (écoutez cette 7ème de Mahler, réalisée en 2014, CLIC de CLASSIQUENEWS de janvier 2015 ), l’enfant prodige a depuis adouci son geste, au risque d’une routine passablement ennuyeuse… son dernier CD dédié aux Pictures at en Exhibition / Tableaux d’une exposition de Moussorsgki, pourtant vrai défi de finesse et de caractérisation, d’autant plus avec le même orchestre (pourtant à fort potentiel), est d’une conformité qui n’a rien de mémorable. Loin s’en faut (cd enregistré en avril 2016). De la part d’un maestro qui promettait tant, adoubé par les plus grands (à l’époque de sa découverte et révélation, par Claudio Abbado, Esa Pekka Salonen…), au vu de sa carrière pétaradante, au regard des appuis et réseaux dont il bénéficie aujourd’hui, on est en droit à présent d’attendre le meilleur, voire qu’il nous saisisse par sa direction… Que sera le geste du chef Dudamel, presque quadragénaire en 2016, – le plus jeune chef à diriger cet événement médiatique et culturel- pour ce dimanche 1er janvier, en direct du Musikverein de Vienne ? En 2017, prolongeant les performances mémorables de ses prédécesseurs, tous très aguerris et expérimentés (Daniel Barenboim, Georges Prêtre, Mariss Jansons…), Duhamel – 36 ans en 2017, illustre la volonté de “jeunisme” de la part de la direction de l’Orchestre Philharmonique de Vienne… cette “rupture” sera-t-elle salutaire et portera-t-elle ses fruits ? Réponse sur France 2, à partir de 11h. ________________________ FRANCE MUSIQUE, en simultané sur France 2, Concert du Nouvel An En direct de la Goldener Saal (Salle dorée) du Musikverein à Vienne à partir de 11h. Première partie à 11h15 et seconde partie à 12h15 – (après le Journal de la mi-journée) — Evénement international diffusé dans près de 90 pays, soit 50 millions de télépsectateurs à travers le monde — Après le concert, France 2 poursuit sa thématique viennoise, en diffusant un volet complémentaire, évasion : « Escapade Viennoise » à partir de 13h55, avec Stéphane Bern guide partant à la découverte de Vienne, (patrimoine et lieux, histoire et personnalités…). PROGRAMME Première partie Franz Lehár: Nechledil-Marsch de l’Opérette « Wiener Frauen » Émile Waldteufel: Les Patineurs. Valse, op. 183 Johann Strauss fils: ‘S gibt nur a Kaiserstadt‚ ‘s gibt nur a Wien (Il n’y a qu’une ville impériale, il n’y a que Vienne). Polka op. 291 Josef Strauss: Winterlust (Joie d’hiver). Polka rapide op. 121 Johann Strauss fils: Mephistos Höllenrufe (Hurlements souterrains de Mephisto). Valse, op. 101 Johann Strauss fils: So ängstlich sind wir nicht! (Nous ne sommes pas si inquiets !). Polka rapide, op. 413 (pause pendant le Journal télévisé de la mi journée) Seconde partie Franz von Suppé: Ouverture de l’Opérette « La Dame de Pique » Carl Michael Ziehrer: Hereinspaziert! (Entrez !) Valse de l’opérette « Der Schätzmeister » op. 518 Otto Nicolai « Mondaufgang » de l’Opéra « Les Joyeuses commères de Windsor » Johann Strauss fils: Pepita-Polka, op. 138 Johann Strauss fils: Quadrille de la Rotonde, op. 360 Johann Strauss fils Die Extravaganten (Les Extravagants). Valse, op. 205 Johann Strauss père: Indianer-Galopp. Polka rapide, op. 111 Josef Strauss : Die Nasswalderin. Polka-mazurka, op.267 Johann Strauss fils: Auf zum Tanze! (En piste !). Polka rapide, op.436 Johann Strauss fils: Tausend und eine Nacht (Mille et une nuits), Valse de l’Opérette « Indigo », op. 346 Johann Strauss fils: Tik-Tak. Polka rapide, op. 365 Eduard Strauss Mit Vergnügen (Avec plaisir). Polka rapide, op. 228 Johann Strauss fils: Le beau Danube bleu. Valse, op. 314 Johann Strauss Père Marche de Radetzky, op. 228 ________________________ APPROFONDIR : annonce du cd Symphonie n°7 de Gustav Mahler : http://www.classiquenews.com/cd-annonce-mahler-symphonie-n7-par-gustavo-dudamel-chez-deutsche-grammophon-annonce-le-12-janvier-2015/ critique du cd http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-mahler-7eme-symphonie-dudamel-2012/ LIRE aussi notre portrait de Gustavo Dudamel, l’enfant du Sistema http://www.classiquenews.com/gustavo-dudamel-chef-dorchestrearte-les-21-26-septembre-puis-10-octobre-2008/

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14 décembre

Gustavo Dudamel dirige le Concert du Nouvel An à Vienne

Télé. France 2. Direct, Concert du Nouvel à Vienne, dimanche 1er janvier 2017, 11h. C’est depuis des décennies “Le” rendez-vous planétaire immanquable pour fêter le passage à l’an neuf et donc le premier jour 2017. CONCERT MAGIQUE POUR TEMPS DE CRISE… Les années se suivant, le pire nous est promis car le déni collectif en matière de désastres économiques, humanitaires, écologiques, climatiques est aussi tenace et croissant que les menaces se multiplient, partout, sur tous les fronts, en particulier depuis 3 ans. Sans omettre le péril terroriste qui malgré la berceuse lénifiante des politiques, a réussi à saper peu à peu le socle républicain des démocraties européennes (pas moins de 13 menaces auraient été défaites grâce à l’état d’urgence en France, rien qu’en 2017)… Où va le monde ? Où va la société humaine ? Questions vaines en réalité, car la question la plus juste demeure à présent : quand la civilisation et l’humanité vont-elles périr sous l’activité des monstruosités que nous avons nous mêmes produit ? Il faudra que le mouvement populaire soit fort et puissant, unanime même… pour faire bouger les lignes, d’autant que le temps nous est compté. Voilà la face sombre et pourtant réaliste de l’avenir. PAUSE VIENNOISE… Pour rompre le fil de l’inquiétude, ne serait-ce qu’un instant, passons-le à Vienne, ce 1er janvier 2017, en direct du Musikverein : la sainte et divine musique, celle majoritairement des Johann Strauss père et fils, servie par leurs meilleurs ambassadeurs, – les instrumentistes du Wiener Philharmoniker, pourra nous écarter de toute dépression : insouciance, ivresse, légèreté (et coupes de champagne évidemment), mais finesse et subtilité… tout est élaboré depuis les Valses viennoises et les opérettes des compositeurs précités, pour nous divertir. Divertir mais pas nous tromper. Un temps de célébration pour mieux mesurer à présent les gestes à réaliser pour sauver notre monde, en perdition. A chacun de faire sa part. Pour l’heure qui va suivre, le raffinement et l’excellence d’un collectif orchestral prestigieux enchantent les sens. Dans la beauté et la tradition : les contrebasses sont ici et nul par ailleurs, disposées tout au fond de l’orchestre, – alignées, les unes à côté des autres, comme si elles formaient un mur de basses, véritable assise et socle moteur de l’orchestre. Ailleurs, les instruments à cordes les plus graves forment un nucleus latérale, en général à droite du chef. Cette année, c’est le maestro latino à la mode, Gustavo Dudamel (né le 26 janvier 1981) enfant du Sistema au Venezuela (pays qui va si mal actuellement sur le plan économique et social) qui dirige la flamboyante phalange viennoise. Gustavo Dudamel est actuellement directeur artistique de l’Orchestre philharmonique de Los Angeles et directeur musical de l’Orchestre Symphonique Simón Bolívar du Venezuela. Il aura mené sa carrière avec une frénésie saluée dès ses débuts. Ce feu et cette passion immédiate et franche sauront-ils éblouir lors du Concert du Nouvel An à Vienne, ce dimanche 1er janvier 2017, en direct sur France 2, à partir de 11h ? Adulé, reconnu pour son énergie et sa verve (à partir des années 2009 / 2010), – mais quand il dirigeait alors les orchestres Simon Bolivar du dit Sistema (écoutez cette 7ème de Mahler, réalisée en 2014, CLIC de CLASSIQUENEWS de janvier 2015 ), l’enfant prodige a depuis adouci son geste, au risque d’une routine passablement ennuyeuse… son dernier CD dédié aux Pictures at en Exhibition / Tableaux d’une exposition de Moussorsgki, pourtant vrai défi de finesse et de caractérisation, d’autant plus avec le même orchestre (pourtant à fort potentiel), est d’une conformité qui n’a rien de mémorable. Loin s’en faut (cd enregistré en avril 2016). De la part d’un maestro qui promettait tant, adoubé par les plus grands (à l’époque de sa découverte et révélation, par Claudio Abbado, Esa Pekka Salonen…), au vu de sa carrière pétaradante, au regard des appuis et réseaux dont il bénéficie aujourd’hui, on est en droit à présent d’attendre le meilleur, voire qu’il nous saisisse par sa direction… Que sera le geste du chef Dudamel, presque quadragénaire en 2016, – le plus jeune chef à diriger cet événement médiatique et culturel- pour ce dimanche 1er janvier, en direct du Musikverein de Vienne ? En 2017, prolongeant les performances mémorables de ses prédécesseurs, tous très aguerris et expérimentés (Daniel Barenboim, Georges Prêtre, Mariss Jansons…), Duhamel – 36 ans en 2017, illustre la volonté de “jeunisme” de la part de la direction de l’Orchestre Philharmonique de Vienne… cette “rupture” sera-t-elle salutaire et portera-t-elle ses fruits ? Réponse sur France 2, à partir de 11h. ________________________ France 2, Concert du Nouvel An En direct de la Goldener Saal (Salle dorée) du Musikverein à Vienne à partir de 11h. Première partie à 11h15 et seconde partie à 12h15 – (après le Journal de la mi-journée) — Evénement international diffusé dans près de 90 pays, soit 50 millions de télépsectateurs à travers le monde — Après le concert, France 2 poursuit sa thématique viennoise, en diffusant un volet complémentaire, évasion : « Escapade Viennoise » à partir de 13h55, avec Stéphane Bern guide partant à la découverte de Vienne, (patrimoine et lieux, histoire et personnalités…). PROGRAMME Première partie Franz Lehár: Nechledil-Marsch de l’Opérette « Wiener Frauen » Émile Waldteufel: Les Patineurs. Valse, op. 183 Johann Strauss fils: ‘S gibt nur a Kaiserstadt‚ ‘s gibt nur a Wien (Il n’y a qu’une ville impériale, il n’y a que Vienne). Polka op. 291 Josef Strauss: Winterlust (Joie d’hiver). Polka rapide op. 121 Johann Strauss fils: Mephistos Höllenrufe (Hurlements souterrains de Mephisto). Valse, op. 101 Johann Strauss fils: So ängstlich sind wir nicht! (Nous ne sommes pas si inquiets !). Polka rapide, op. 413 (pause pendant le Journal télévisé de la mi journée) Seconde partie Franz von Suppé: Ouverture de l’Opérette « La Dame de Pique » Carl Michael Ziehrer: Hereinspaziert! (Entrez !) Valse de l’opérette « Der Schätzmeister » op. 518 Otto Nicolai « Mondaufgang » de l’Opéra « Les Joyeuses commères de Windsor » Johann Strauss fils: Pepita-Polka, op. 138 Johann Strauss fils: Quadrille de la Rotonde, op. 360 Johann Strauss fils Die Extravaganten (Les Extravagants). Valse, op. 205 Johann Strauss père: Indianer-Galopp. Polka rapide, op. 111 Josef Strauss : Die Nasswalderin. Polka-mazurka, op.267 Johann Strauss fils: Auf zum Tanze! (En piste !). Polka rapide, op.436 Johann Strauss fils: Tausend und eine Nacht (Mille et une nuits), Valse de l’Opérette « Indigo », op. 346 Johann Strauss fils: Tik-Tak. Polka rapide, op. 365 Eduard Strauss Mit Vergnügen (Avec plaisir). Polka rapide, op. 228 Johann Strauss fils: Le beau Danube bleu. Valse, op. 314 Johann Strauss Père Marche de Radetzky, op. 228 ________________________ APPROFONDIR : annonce du cd Symphonie n°7 de Gustav Mahler : http://www.classiquenews.com/cd-annonce-mahler-symphonie-n7-par-gustavo-dudamel-chez-deutsche-grammophon-annonce-le-12-janvier-2015/ critique du cd http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-mahler-7eme-symphonie-dudamel-2012/ LIRE aussi notre portrait de Gustavo Dudamel, l’enfant du Sistema http://www.classiquenews.com/gustavo-dudamel-chef-dorchestrearte-les-21-26-septembre-puis-10-octobre-2008/

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