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Musique classique et opéra par Classissima

Claudio Abbado

jeudi 25 août 2016


Resmusica.com

14 août

Pour les nostalgiques de Frederica von Stade

Resmusica.com« Frederica von Stade : The Complete Columbia Recital Albums ». Œuvres de Claudio Monteverdi (1567-1643), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Gioacchino Rossini (1792-1868), Hector Berlioz (1803-1869), Jacques Offenbach (1819-1880), Jules Massenet -1842-1912), Claude Debussy (1862-1918), Richard Strauss (1864-1945), Maurice Ravel (1875-1937), Joseph Canteloube (1879-1957), etc. Avec : Frederica von Stade, mezzo-soprano ; Kathleen Battle, Judith Blegen et Renée Fleming, sopranos ; Nicolaï Gedda, ténor ; Thomas Hampson, baryton ; Martin Katz, piano ; Wynton Marsalis, trompette, etc. London Philharmonic Orchestra, Boston Symphony Orchestra, Scottish Chamber Orchestra, Berliner Philharmoniker, etc., direction : Claudio Abbado, Andrew Davis, Antonio de Almeida, Raymond Leppard, Seiji Ozawa, André Previn, etc. 18 CD. SONY Classical 88875183412. Enregistrements réalisés entre 1974 et 2000.

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24 juin

Jonas Kaufmann chante les Wesendonck lieder de Wagner

France Musique, jeudi 30 juin 2016, 20h. Jonas Kaufmann chante les Wesendoncklieder de Wagner… Le récital transmis par France Musique crée l’événement : déjà la présence à Paris de Jonas Kaufmann est un rendez vous incontournable mais s’ajoute à cette présence bienvenue, le choix de la partition : exceptionnelle, la version des Wesendonck lieder de Wagner pour voix de ténor, mais un ténor rauque et chaud, aux rugosités amples si incarnées et cuivrées. Tout cela contraste avec la version habituelle pour voix de femme, soprano ou mezzo. Dans un récital discographique dirigé alors par Claudio Abbado édité alors par Decca, Jonas Kaufman, éblouissait dans Wagner (Sigmund bouleversant). Nul doute que l’engagement dramatique et l’acuité émotionnelle, sa gravité et sa tendresse, ce caractère embrasé et ivre (à l’instar de son modèle le ténor Jon Vickers) du ténor Kaufmann illumine la partition. WAGNER REVOLUTIONNAIRE ET FUGITIF… Marié à Minna depuis 1836, Richard Wagner a fui Dresde et la répression contre les libertaires révolutionnaires dont il faisait partie. Le compositeur recherché par les autorités a trouvé refuge au bord du lac de Zurich, en 1849. Sa rencontre avec Mathilde Wesendonck en février 1852 restentit comme un électrochoc. La jeune femme, âgée de 24 ans, est l’épouse d’Otto Wesendonck, industriel fortuné qui doit son essor à la maison des soieries qu’il a fondée à New York. Au choc de cette rencontre humaine, Wagner éprouve une crise artistique majeure que porte sa composition nouvelle Tristan und Isolde, élaboré en 1854, à laquelle se mêle aussi la lecture de Shopenhauer, son scepticisme fécondant: le musicien ressent très profondément la solitude de l’artiste, sa malédiction et son impossibilité à vivre pleinement tout amour salvateur: il a certes, la capacité d’identifier la force rédemptrice de l’amour suscité par la femme, mais contradictoirement, ne peut en réaliser le principe salvateur ici bas. Omniscience, impuissance, solitude, plainte et malédiction: pourtant l’art de Wagner loin de se mûrer en un acte fermé sur lui-même, dans son aspiration exceptionnelle, engendre l’opéra de l’avenir dont Tristan marque l’avènement: opéra romantique, opéra moderne. Dès décembre 1856, vivant l’amour pour Mathilde qui est une nouvelle épreuve de l’impuissance et de la frustration car cette liaison n’a aucun avenir, Wagner compose les premières esquisses de Tristan. Effondré, Wagner, victime de l’amour compose en Suisse deux oeuvres embrasées, du même bois : les Wesendonck lieder et Tristan une Isolde… REVE D’AMOUR EN SUISSE : DE TRISTAN aux WESENDONCK. Les deux cycles amoureux sont taillés dans le même bois, sculptés par un compositeur traumatisé par ses affres sentimentaux… De Siegfried à Tristan. L’attraction de Wagner pour Mathilde s’est violemment manifestée quand Otto Wesendonck, ignorant la situation amoureuse dont il est la victime aveugle, invite le couple Wagner dans l’une de ses villas, et même encourage le compositeur à écrire de nouvelles oeuvres (avril 1857). Exalté par la présence de celle qu’il vénère secrètement, Wagner cesse la composition de Siegfried, et se passionne pour son nouvel opéra, Tristan. A l’été 1857, Wagner organise une première lecture du poème qu’il a rédigé, regroupant et synthétisant toutes les légendes sur le sujet de Tristan. Dans l’audience privée qui recueille cette première écoute, se trouvent les 3 femmes de sa vie, Mathilde l’inaccesssible, Minna, sa compagne désormais plus supportée qu’aimée, et sa future épouse, Cosima née Liszt, qui est alors la femme du chef Hans von Bülow. En octobre 1857, Richard Wagner compose les Wesendonck lieder, cycle de mélodies qui est à la fois, la déclaration d’amour d’un coeur à l’autre, et aussi pour le compositeur, le journal poétique de ses sentiments contradictoires, entre élan, désir, et dépression. Mathilde a transmis les cinq poèmes, rédigés d’après les thèmes de Tristan. La musique que compose Wagner est ensuite réutilisée pour l’opéra Tristan: les deux cycles de compositions sont liés. D’ailleurs, quand il prépare la publication des Wesendonck lieder en septembre 1858, Wagner sous-titre l’opus: “Etudes pour Tristan und Isolde”. Nouri par son amour pour une muse, Wagner dépose le 31 décembre 1857, la partition du premier acte de Tristan aux pieds de Mathilde, nouvelle Isolde pour un Tristan ennivré. L’issue semble cependant inévitable: en janvier 1858, Minna intercepte un courrier entre Richard et Mathilde: elle exige des explications et dévoile l’union scandaleuse à Otto Wesendonck. Les deux couples se séparent: déchirements et tensions. Rupture. Dépressif, meurtris, Wagner se retire à Venise… et compose les derniers actes de Tristan. Aucun doute, le sujet de la passion amoureuse, légué par la fable médiévale a marqué de façon indélébile, la vie de Wagner, comme sur le plan musical, il féconde l’oeuvre du musicien qui en a transposé la difficile mais radicale expérience dans deux oeuvres désormais emblématiques: le cycle des Wesendonck lieder, puis l’opéra de la modernité, Tristan und Isolde. France Musique, jeudi 30 juin 2016, 20h. Jonas Kaufmann chante les Wesendoncklieder de Wagner… Diffusion du concert enregistré le 19 mai 2016 Liszt: Orphée Wagner: Wesendonck-Lieder Bruckner: Symphonie n° 7 Jonas Kaufmann (ténor) Orchestre National de France Daniele Gatti (direction) LIRE aussi le Parsifal de Jonas Kaufmann CD, critique : JONAS KAUFMANN, so great arias (4 cd Decca)




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28 mai

CD événement, compte rendu critique. Beethoven : Missa Solemnis : Nikolaus Harnoncourt (2015, 1 cd Sony classical)

CD événement, compte rendu critique. Beethoven : Missa Solemnis : Nikolaus Harnoncourt (2015, 1 cd Sony classical). La Missa Solemnis de Beethoven : L’adieu à la vie d’Harnoncourt. On connaît évidemment la référence de l’œuvre, monument discographique indépassable par sa fièvre, sa poésie, son souffle collectif comme ses incises individuelles, la Missa Solemnis de Karajan enregistré en 1985 (là aussi véritable testament artistique du maître autrichien) qui reste aussi le sommet de l’esthétique Karajan de l’enregistrement. Un autre immense chef qui nous a donc quitté après l’avoir livré, Nikolaus Harnoncourt l’intrépide (né berlinois en 1929, décédé en mars 2016), nous offre sa propre vision de la Solemnis. Pour celui qui utilise les instruments d’époque pour non plus ressusciter les partitions du passé mais bien les électriser, le défi de la Solemnis, arche morale et spirituelle est un but toujours ciblé, un Graal. Or dès 1954, la fondation de son propre ensemble Concentus Musicus à Vienne indique désormais la voie de la résurrection musicale. Jouer dans la joie. Recréer par la rhétorique et l’éloquence servie, le mouvement de l’échange, l’expressivité mordante, titillante du dialogue… Non plus divertir, mais déranger le public et les interprètes, et les secouer même s’il le faut. La direction toute d’atténuation sidérante dans la résolution finale de cette Solemnis, au rebondissement conclusif digne d’un opéra, atteint un degré de cohérence et d’extrême fragilité à couper le souffle. Le dernier accord en ce sens est inscrit dans le silence, comme une révérence depuis le début présente, enfin exprimée. Enregistrée live en juillet 2015, la Missa Solemnis comporte le dernier Harnoncourt à son sommet… Testament spirituel de Nikolaus Harnoncourt C’est ce que nous enseigne et diffuse ce dernier enregistrement dédié à Beethoven. AInsi conclut Harnoncourt le défricheur visionnaire. Son irrespect tous azimut, sa détestation des postures, ont aiguisé un esprit expérimentateur, foncièrement, viscéralement libre dont CLASSIQUENEWS a mesuré par un CLIC de mai 2016, l’excellence poétique, dans les Symphonies de Beethoven (n°4 et n°5, CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2016 : lire notre critique complète des Symphonies de Beethoven par Nikolaus Harnoncourt) ; à croire qu’après Mozart, Harnoncourt au final n’a respiré que par le génie de Bonn après avoir approfondi comme peu, la gravité innocente de Wolfgang. On sait que Beethoven fut une source d’immense admiration et peut-être l’origine de sa vocation musicale, découvrant ce qu’en tirait Furtwängler. Le dernier Harnoncourt a rebours de bien des lectures molles et consensuelles nous apporte la preuve des bienfaits de l’audace, de la critique ; l’illumination qui naît de la révélation : le maestro sait le monde ; son défaitisme et son pessimisme en ont témoigné. Ils ont exprimé une expérience de la vie humaine : tout n’est qu’un vide criant, nourri par la bêtise et la barbarie ordinaire ; il n’y a que l’art qui puisse nous sortir de la pensée réaliste, hideuse, incontournable. On y retrouve le regard parfois exorbité du maître, d’une sincérité irrésistible. Une clairvoyance décuplée, déposée dans chacun de ses gestes, de ses phrases pour un orchestre miroir. On s’y délecte surtout de sa lecture féline et suave, éruptive, prête à toutes les (re)découvertes sur une partition dont le Maître ne cesse de révéler l’âpreté expressive, la justesse poétique, la profonde humanité. Voici donc le testament artistique (et sacré) du Maître Harnoncourt, enregistré sur le vif lors du dernier festival Styriarte fondé par le chef à Graz, en juillet 2015. On y retrouve le même pouvoir sidérant détecté dans ses dernières Symphonies de Beethoven (4 et 5), complément de la Solemnis, composant un dernier témoignage avant sa mort. Le souffle, la grandeur, une éloquence ciselée qui ralentit volontiers les tempi, laisse s’épanouir le sentiment collectif d’une pleine conscience, comme le relief des instruments anciens (flûte, cors, hautbois) attestent évidemment d’une réflexion sur la partition menée depuis des décennies. Abordée dès 1988, au moment de son premier Fidelio à Hambourg, la Solemnis est une cathédrale impressionnante dont le maestro restitue et soigne constamment l’esprit de clarté, et aussi la sérénité “impénétrable” (ce choeur fraternel semble nous renvoyer le miracle d’une humanité enfin réconciliée). Les séquences solistes et choeurs sont bouleversantes : “Amen” du finale de l’Et resurrexit ; traitées avec une tendresse intérieure nouvelle. L’oeuvre écrite pour l’élévation d’un ascendant du chef lui-même, l’archiduc Rodolphe d’Autriche (un ancien élève de Beethoven) au titre d’Archevêque d’Olomouc, est conçue sur un long terme de 1817 à 1823. Sa grandeur n’écarte pas son profond et grave questionnement : la concentration recueillie des solistes (début du Sanctus); l’approfondissement spectaculaire et d’une majesté qui reste secrète dans le mystère d’une révélation silencieuse du Praeludium et du bouleversant Benedictus qui lui succède, traduisent cette humanisme d’un Beethoven qui parle au cœur, instant de suspension ultime, où comme si à l’orchestre murmurant, caressant, il s’agissait des eaux qui se retirent pour découvrir / envisager un monde nouveau ; le compositeur / le chef exprime(nt) sa/leur plus touchante prière dans l’énoncé du violon solo (dialoguant avec les bois veloutés et suaves – basson, clarinette…, puis les solistes et le choeur) : prière pour une humanité libérée de ses entraves. Le quatuor vocal réunit par Harnoncourt est irrésistible (la basse et ses phrasés : Ruben Drole saisit) : voilà qui nous parle d’humanité, que d’humanité en une effusion d’une sensibilité adoucie, rassérénée… à pleurer. Ce testament de Nikolaus Harnoncourt est un événement, incontournable à écouter, mesurer, comprendre ; d’une vérité sincère qui est souvent le propre des ultimes témoignages des maestros en leur fin sublime et déclinante (LIRE ici l’enregistrement sur le vif de la Symphonie n°9 de Bruckner par Claudio abbado avec l’Orchestre du festival de Lucerne, captée en août 2013 quelques mois avant sa disparition, publié par DG en 2015, elle aussi gravure superlative couronnée par le CLIC de CLASSIQUENEWS ). La profonde acuité des accents, l’équilibre, la transparence et la clarté, l’éloquence chambriste de cette lecture (la dernière séquence Dona nobis, imprécation énoncée par la basse et le choeur d’une atténuation grave, inspirée par le renoncement en une couleur wagnérienne- étend dans sa première phase, une langueur de sépulcre), sans omettre l’unité recueillie, tendre et sereine du choeur et des solistes d’un bout à l’autre, frappent et singularisent une lecture qui deviendra légendaire à n’en pas douter (finale porté par une espérance d’une sincérité retenue, pudique, franche). La vérité est beauté : elle naît du risque assumée, portée avec une grâce inouïe, sous la direction d’un chef qui donne tout.. puis s’enfonce dans le mystère. Bouleversant. CLIC de CLASSIQUENEWS de juin 2016. CD événement, compte rendu critique : Beethoven, Missa Solemnis opus 123 (1823). Laura Aikin, Bernarda Fink, Johannes Chum, Ruben Noble. Arnold Schoenberg Chor, Concentus Musicus Wien. Nikolaus Harnoncourt, direction. 1 cd Sony classical. Enregistré à Graz (Autriche) en juillet 2015. CLIC de CLASSIQUENEWS.COM LIRE aussi les dernières Symphonies de Mozart, n°39,41 et 41, “oratorio instrumental” par Nikolaus Harnoncourt (Sony classical, 2014)



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28 mai

CD, coffret, annonce. DECCA SOUND 55 great vocal recitals

CD, coffret, annonce. DECCA SOUND 55 great vocal recitals. Une affiche à faire pâlir toutes les maisons d’opéra : le coffret DECCA SOUND 55 great vocal recitals offre une récapitulation des plus grandes voix du siècle dernier et de celui commençant, synthèse entre les XXè et XXIè, qui place de fait Decca parmi les labels qui ont le plus compté dans l’émergence et la diffusion des tempéraments vocaux et lyriques les plus sidérants. Ce sont les archives du label d’Universal music, un filon inestimable qui retrace les gloires passées des années 1950, 1960, 1970, 1980, 1990… jusqu’aux étoiles contemporaines : Kaufmann ou Calleja, deux ténors en or. Dans les domaines enviables et impressionnants tant ils exigent profondeur, finesse, agilité ou legato, soit opéra italien et français, Wagner et les lieder et mélodies, voici les grandes voix admirables qui nous ont bercé, qui ont façonné aussi notre goût, touts et toutes uniques dans leur spécificité incarnée, parfois d’une vérité criante ou d’une blessure envoûtante à jamais mémorable. Decca ne fait que livrer une partie infime de son immense catalogue vocal. Ce premier volet en appelé d’autres : nous en sommes déjà impatients. 55 récitals, 55 voix légendaires Ici, chaque chanteur, tempérament singulier, révélant sa propre identité sonore, sa marque artistique forte dans un répertoire désormais bien délimité, enregistre chez Decca relève d’un accomplissement et d’une reconnaissance semblable aux pianistes qui donnent un récital à Carnegie Hall : un tremplin formidable et déjà, un statut à part. De là à passer au statut de légende vivante, le pas est souvent vite franchi. Voyez ainsi dans les oeuvres qu’ils ont profondément marqué par la justesse de leur incarnation : pour les années 1950 : Ferrier, Corena…; pour les 60’s : Berganza, Nilson, Crespin… ; pour les 70’s : Pavarotti, Södeström…; pour les 80’s : Kanawa, Bartoli… pour les 90’s : Gheorghiu, Fleming, … Chanteurs par date d’enregistrement de leur récital titre : Suzanne Danco (1950-1956), Kathleen Ferrier (1950-1952), Cesare Siepi (1954-1958), Fernando Corena (1952-1956), Mario del Monaco (1952-1956), Kirsten Flagstad (1956-1958), Lisa della Casa (1952-1956), Giuletta Simionato (1955-1961), Gérard Souzay (1950-1956), Carlo Bergonzi (1957-1965), Giuseppe di Stefano (1958), John Sutherland (1959-1962), Regina Resnik (1960-1967), Hilde Gueden (1951-1969), Teresa Berganza (1959-1962), Tom Krause (1965-1967), Peter Pears (WIntereise de Schubert avec au piano Benjamin Britten, 1963), Birgitt Nilson (1962-1963), Marilyn Horne (1964-1966), Renata Tebaldi (1958-1972), Hermann Prey (Schwanengesang de Schubert de 1963 avec Gerald Moore au piano), Elena Souliotis (1965-1967), Régine Crespin (1963-1967), Gwyneth Jones (1966-1968), Luciano Pavarotti (1964-1976), Nicolai Ghiaurov (1962-1974), Sherill Milnes (1971-1978), Hans Hotter (lieder et mélodies, 1973), Sylvia Sass (1977-1978), Pilar Lorengar (1966-1978), Elisabeth Söderström (mélodies russes avec Vladimir Ashkenzay au piano 1974-1977), Mirella Freni et Renata Scotto en duo (1978), Martti Talvela (1969, 1980), Paata Burchuladze (1984), Leo Nucci (1986), Susan Dunn (1987), Cecilia Bartoli (1988), Kiri Te Kanawa (1989), Brigitte Fassbaender (1990), Sumi Jo (1993), Angela Gheorghiu (1995), Andreas Scholl (1998), René Fleming (Mozart, Tchaikovski, Strauss… avec Solti, 1996), Barabara Bonney (1999), Matthias Goerne (2000), Juan Diego Florez (2002), Jonas Kaufmann (avec Claudio Abbado en 2008), Joseph Calleja (2010). Sans omettre les moins connus Virginia Zeani, Jennifer Vyvyan, Robert Merril et James McCracken (duo, 1963-1965), Huguette Tourangeau (1970-1975), Maria Chiara (1971-1977), Josephine Barstow (1989), Kiri Te Kanawa (1989)… CD, coffret, annonce. DECCA SOUND 55 great vocal recitals. Prochaine grande critique dans le mag cd dvd livres de classiquenews. CLIC de CLASSIQUENEWS de juin 2016.

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14 mai

CD, coffret événement. Compte rendu critique. Schubert : The edition 1 (39 cd Limited edition, DG)

CD, coffret événement. Compte rendu critique. Schubert : The edition 1 (39 cd Limited edition / édition limitée). Voici un coffret préliminaire ou premier volet de l’intégrale DG dédiée à Franz Schubert, qui comprend donc dans un premier temps, tout l’oeuvre pour orchestre, musique de chambre, piano. Chefs d’oeuvres éternels servis par des interprètes indiscutables que la question schubertienne a particulièrement inspirés, ou continue d’inspirer avec une justesse et une profondeur d’un inusable crédit. 39 cd pour mieux comprendre le génie réservé de Schubert à Vienne… Intégral du Schubert, symphonique, pianistique, chambriste… CLAUDIO ABBADO, maître du symphonisme schubertien. Côté symphonies et oeuvres symphoniques : évidemment les Symphonies n°1,2,3, 4 “Tragique”, 6, 8 “inachevée et 9 “La Grande” soit toutes les symphonies sauf la 7, par Claudio Abbado et le Chamber orchestra of Europe (CD1 à 4) : lecture d’une intégrité qui joue plus sur la transparence et l’équilibre que le souffle dramatique. La clarté et le souci d’articulation défendent ici la figure légendaire, enfin réestimée du Schubert Symphoniste à Vienne, longtemps écarté par Haydn, Mozart et bien sûr Beethoven. Les 8 et 9 sont des incontournables par la fine éloquence structurelle de l’approche. Passionnante (re)découverte pour tous, la musique symphonique complémentaire, ainsi regroupée qui offre une superbe vision générale de l’écriture schubertienne pour orchestre, dévoilant sa conception du développement par variations et répétitions, sa prenante facilité mélodique : ainsi les musiques pour le drame Rosamunde, princesse de Chypre D797 (ouverture, entractes, choeur et ballets… sans omettre la fameuse romance…, Anne Sofie von Otter, Claudio Abbado, 1987 / 1989, cd 5). Curiosités : le mouvement de concerto pour violon D345 par Gidon Kremer au violon (1991), quelques ouvertures dans le style italien par Sawalich à Dresde, 1967); surtout, miroirs des préoccupations dramatiques et lyriques de Franz, ses Ouvertures, en liaison avec ses diverses tentatives d’opéras, tels : Le Diable Hydraulicien, Le chevalier au miroir, Le château du diable, Les frères Jumeaux, surtout Alfonso et Estrella, – sa plus grande partition lyrique, ou Fierrabras D796 par le Haydn Sonfonietta Wien, sous la direction vive, vivante de Manfred Huss (1997, cd8). Au chapitre de la musique de chambre (cd 9 à 21), les plus habiles dans l’intériorité partagée sont portés / canalisés par le violoniste Gidon Kremer dont tout un cycle a été ainsi enregistré par DG (Octuor D 803, cd9) ; cependant que les Quatuors sont confiés au Melos Quartett dans un cycle de référence réalisé entre 1971 et 1975(en ut majeur, D 956 – Zurich, 1977 et aussi les Quatuors n°1, 2, 3, en ut mineur D103 — cd12 / n°4, 5, 6, 7, 8, 9 — cd13 et 14 “la jeune fille et la mort” , puis Quatuor 10 et 13 “Rosamunde” D 804 — cd15, ) ; taillé comme un diamant aux arêtes vives (le Quintette pour piano, violon, alto… La truite” D 667, avec Emil Guilels au piano en 1975 – cd11) ; les Trios sont défendus avec quel panache et précision fruitée par le Beaux Arts trio dont Menahem Pressler, pianiste à la main leste et preste (1966-1969); Les Sonates pour violon (et aussi les Variations d’après Die Schöne Müllerin D 795) occupent ici toutes les ressources personnelles et chambristes de l’excellent violoniste Gidon Kremer, très engagé sur le sujet schubertien : avec Oleg Maisenberg au piano (cd 20,21 — 1990-1995). Il faut bien ici 13 cd pour couvrir tout l’œuvre pour piano seul : ce qui rappelle combien le piano fut le confident, le double de Schubert, voyageur à la quête infinie, porteur de ce spleen typiquement romantique et germanique à Vienne, ou “Sehnsucht”. Avouons notre préférence à Andras Schiff, plutôt que le clavier droit, dur, trop net de Kempff. Nette séduction pour l’envoûtante Maria Joao Pires (Impromptus, CD 29, 1996 / 1997 cd30) ; même enthousiasme pour les Moments musicaux et les 2 Scherzi (Live, 1989 — cd31). Parmi les inédits (première publication au disque), le programme du cd33 : valses, écossaises, Allemande, Ländler, Trios, Menuet et Fantaisie… par Paul-Badura Skoda et Jörg Demus (1961-1965). Complément à l’exploration symphonique initialement traitée dans les premiers cd de cette compilation / coffret choc : les 3 derniers cd 37,38 et 39. Compléments plus qu’utiles : nécessaires pour votre culture sonore et musicale ; cd 37 : Symphonie n°8, fragments D708A (complétés, réorchestrés par Brian Newbould) ; très rare symphonie n°7,n°10, et fragments D615, par Neville Marriner et son Academy Saint Martin in the fields (Londres 1982-1983). Enfin le cd 39, regroupe 3 interprétations devenues à juste titre légendaires, les trois dans la même 8ème Symphonie : Carlos Kleiber et le Wiener Philharmoniker, d’une limpidité étonnante aux chants intérieurs d’une suavité murmurée ineffable (1978), Furtwangler et le Berliner en 1952, au souffle chtonien qui semble exprimer toute la morne langueur des tragédies connues ; enfin Leopold Stokowski (notre photo ci contre) et le London Philharmonic orchestra, d’une vitalité détaillée enivrante, sculptée comme un chirurgien poète au geste mordant, onctueux, d’une élégance intérieure superlative(1969). 3 esthétiques diverses et complémentaires qui en appellent évidemment d’autres et dont celle de Abbado par comparaison, s’en tire avec tous les honneurs (cd2, 1987). Superbe édition, accompagnée présentée par un livret dont un article traduit en français : “Venons-en à nos chères partitions… la musique instrumentale de Franz Schubert” par Michael Kube, tente une claire synthèse des dernières recherches sur le génie Schubertien. CD, coffret événement. Compte rendu critique. Schubert : The edition 1 (39 cd Limited edition / édition limitée), Deutsche Grammophon 4795545 GB 39 Deutsche Grammophon. Livret de 100 pages.

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